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Julien Bodivit, la tête dans l'underground

Suisse

Chapeau : Le 6e Lausanne Underground Film & Music Festival s'ouvre le 10 octobre. Rencontre avec son directeur, agitateur de 32 ans qui aime rester dans l'ombre, indépendant encore surpris de se voir soutenu par la Confédération.

Source : Culture Europe International (http://www.culture-europe-international.org)
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Rubrique : Revue de presse

du 09/10/2007 00:00 au 15/10/2008 00:00
Paris 75007 France (Ile-de-France)



Texte : Par THIERRY JOBIN
Le Temps
Suisse
Le 9 octobre 2007
(extraits)


C'était la surprise de début août. Le Lausanne Underground Film & Music Festival (LUFF) rentrait dans la liste des 12 festivals de cinéma (sur une quarantaine en Suisse) soutenus par la Confédération pour la période 2008-2010. Pas de quoi propulser cette manifestation ovni dans les hautes sphères (25000 francs pour une année seulement). Mais assez pour encourager son équipe entièrement bénévole et lever le doute: oui, le LUFF, abrité dès sa première édition en 2002 dans les locaux de la Cinémathèque, est un festival de cinéma. De musique aussi. D'expérimental également. De nuits sans fin, de body art, de trash, de gore, de sexe et de provocations, surtout. De contestation politique, forcément. Mais un festival de films d'abord.

Parmi les inconnues à lever et qui entourent encore le LUFF dans le paysage suisse, l'une, pas des moindres, concerne son directeur, dans l'ombre depuis six éditions: le Lausannois Julien Bodivit, un ingénieur en télécommunications âgé de 32 ans. «Complètement allumé» pour certains de ses collaborateurs, simplement «passionné» pour d'autres (…)

Le soutien inattendu de Berne a naturellement été accueilli au LUFF comme une «grosse surprise». Pour son directeur, la Confédération a reconnu le rôle unique du festival dans la diversité, son offre complémentaire de toutes les autres manifestations suisses. «Nous devons bien admettre que cette manne, comme le sponsoring par exemple, n'est pas très underground. Mais, en termes de programmation cinéma ou musique, ça ne nous empêche pas de garder un esprit marginal, au service d'artistes indépendants qui vont à l'encontre de tous les courants et refusent de travailler dans le système. Du coup, il y a toujours un arrière-fond politique dans ce que nous présentons. Un spectateur du LUFF ne sort jamais de la salle en oubliant ce qu'il a vu cinq minutes après.»
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Date de publication : 09/10/2007


Inséré le : 09/10/2007 09:00