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Un paradis pour les amis des arts ?
Chapeau : Chaque ville allemande ou presque peuplée de 100 000 habitants possède son musée. Le sytème fédéral selon lequel " « la culture relève des Länders" explique une telle prolifération. La diversité artistique est-elle garantie pour autant ?
Source : Culture Europe International (
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Genre : analyse (Mots-clés : )
Apparence :
Rubrique : 27 - Spécial Allemagne ou les transitions allemandes
Amine HAASE rédacteur
Texte : (extraits)Depuis le 1er janvier 1999, une formule visiblement réussie est expérimentée dans la ville-État de Hambourg. Les sept musées d'État sont sortis de la fédération nationale et ont été convertis en fondations individuelles de droit public. L'art reste la propriété de la ville libre et hanséatique de Hambourg, laquelle est tenue de verser des subventions d'un montant rigoureusement déterminé. De leur côté, les musées gèrent leurs affaires et travaillent avec ces fonds. Les responsabilités sont définies par contrat. Pour la première fois en Allemagne, les musées ne sont plus des « services subordonnés » aux autorités culturelles : au contraire, l'administration est au service du travail culturel. La nouvelle forme juridique a été adoptée à la dernière minute. Le bruit courait que le Musée des Beaux-Arts de Hambourg, un an après l'ouverture d'un nouveau bâtiment pour sa Galerie d'art contemporain, n'était plus en mesure de payer la facture de chauffage. Pour ne pas faire figure d'éternel solliciteur et ne pas être contraint d'organiser des manifestations pour dégager des fonds, le directeur du musée a avancé l'idée des fondations. Aujourd'hui, l'art peut ainsi être géré, non plus par la classe politique, mais par les experts. Mais à Stuttgart, on a renoncé depuis longtemps à modifier les structures de façon aussi radicale qu'à Hambourg. On a donc opté pour un artifice quant au contenu de la collection : les grands noms de l'histoire de l'art ont pour fonction de séduire le grand public et d'attirer l'attention sur les pièces principales. Les fonds ainsi dégagés peuvent alors être investis dans des expositions expérimentales, à travers lesquelles le musée remplit sa « mission pédagogique ». Car aucun directeur de musée ne souhaite voir son établissement dégagé de ses obligations, même si bailleurs de fonds et gestionnaires lui poussent l'épée dans les reins. Ces obligations sont résumées en quatre mots par l'ICOM (International Council of Museums) : « rassembler, entretenir, étudier, intercéder », chacun pouvant naturellement définir ses priorités. Face à la crise financière, les solutions sont multiples.
Cet article a été publié dans le n°27/Spécial Allemagne. Pour acquérir cette parution et lire l'article dans sa version intégrale, reportez-vous à la rubrique « commandes » ou adresser nous un mel : contact@culture-europe-international.org
Date de publication : 01/07/1999
Mots-clés : musée, politique culturelle, Fondation, Allemagne
Inséré le : 27/01/2003 00:00
Thèmes : Allemagne, Europe, patrimoine,