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Les nouveaux canons du patrimoine italien

Chapeau : La période des interventions exceptionnelles, financées par des lois spéciales, s'est achevée. Désormais la politique de conservation et de mise en valeur repose sur des fonds réguliers et plus importants.

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Genre : analyse (Mots-clés : )

Rubrique : 24 - Spécial Italie

Mario SERIO rédacteur

Texte : (extraits)La principale augmentation des fonds destinés à la conservation et à la restauration a été apportée par l'octroi au ministère des Biens culturels d'une partie des recettes du nouveau tirage du Loto qui apportera environ 900 milliards de lires durant les trois prochaines années. Il a été également possible de faire bénéficier le patrimoine d'une part non négligeable des financements attribués à l'Italie par les fonds structurels communautaires (pour la période 1994-1999). Un programme opérationnel directement géré par le ministère des Biens culturels est également à l'étude pour la période 2000-2004. Même dans ce cas, l'objectif a été et sera de destiner ces nouvelles ressources à des projets qui présentent toutes les caractéristiques nécessaires en matière de conservation, tout en proposant des programmes de gestion qui garantissent la rentabilité de l'investissement.
À cette même logique a répondu l'utilisation des ressources provenant du ministère des Biens culturels pour les grandes célébrations de l'an 2000 : au lieu de promouvoir quelques interventions exceptionnelles et isolées, on s'est efforcé d'accomplir des centaines d'interventions urgentes de restauration et de sauvetage de monuments et de musées.
Inévitablement, les nécessités causées par les catastrophes naturelles comme dans le cas douloureux du tremblement de terre en Ombrie et dans les Marches, échappent à toute planification. Mais, pour la première fois, notre ministère a pu gérer directement, grâce à un système de comptabilité spéciale qui permet d'accélérer les procédures, les fonds alloués par le Parlement pour faire face à l'urgence. Emblématique de cette situation est le cas de la basilique supérieure de Saint-François d'Assise, dont la façade a été libérée des échafaudages un an après le tremblement de terre. On nourrit également des espoirs pour le sauvetage des fresques de Cimabue, attribuées au jeune Giotto. En effet, les fragments de l'œuvre ont été recueillis avec soin et leur réassemblage est en cours, entre autres, sur la base d'une simulation informatique.
L'un des instruments novateurs de « conservation programmée » est la Carte du risque du patrimoine culturel, une cartographie informatisée qui permet de définir le niveau de risque des monuments en confrontant les différents facteurs de danger, pour pouvoir décider de l'échelle d'urgence des interventions.

Cet article a été publié dans le n°24/Spécial Italie. Pour acquérir cette parution et lire l'article dans sa version intégrale, reportez-vous à la rubrique « commandes » ou adresser nous un mel : contact@culture-europe-international.org

Date de publication : 01/09/1998


Mots-clés : conservateur, musée, informatique, subvention, politique culturelle, monuments, Italie, patrimoine
Inséré le : 28/01/2003 00:00
Thèmes : Europe, Italie, institutions, patrimoine,